NOUS N°214 . 3ème Trimestre 2016

 

Édito / Aminata Koné
Polémiques de l’été et rentrée politique : Lorsque les politiques perdent le sens de l’État  arton998-18225

 

Actus
• Coût de la scolarité : encore une augmentation en 2016
• 15ème Congrès de La CSF à Lorient

 

DOSSIER : Quel avenir pour la jeunesse ?
• Une génération en quête d’avenir
• Point de vue d’Olivier Galland, sociologue
• Point de vue de Samir Hariche, directeur de la mission locale de Bondy (93)
• Les associations à la rescousse
• De nouvelles mesures d’aide aux jeunes

 

Sur le terrain
• Melun : communiquez qu’ils disaient !
• Sartrouville : bilan solidaire pour la crèche Poisson d’Avril
• Point de vue de Nadia Hattab, vice-présidente de la crèche

 

Au quotidien
• Éducation : réforme des collèges
• Santé
 : ondes, l’info fait défaut
• Chômage : des formations en plus
• Logement : CAP HLM, oui mais…

 

Vos droits
• Les espaces de vie sociale
• Copie privée
• Protection des majeurs : l’habilitation familiale
• Discrimination dans l’accès au logement
• Fiches pratiques
• Repères sociaux

 

Loisirs / Culture
Recettes : Tarte Tatin aux coings et sablés viennois au pralin
Livre : ’L’amie prodigieuse ’ d’Elena Ferrante
CD : ’LEJ’
Livre : ’BL’autre moitié du soleil’ de Chimamanda Ngozi Adichie
Livre : ’La danse des flammes’ de Yelena Black

 

L’invité de NOUS
• Harry Roselmack : « Réinventer le vivre-ensemble »

édito

Polémiques de l’été et rentrée politique
Lorsque les politiques perdent le sens de l’État

Depuis la rentrée politique, la grande confusion orchestrée par certains est devenue un boulevard où chacun tente de surfer sur la vague de populisme anti-islam ou anti-européen, sans se préoccuper des questions de fonds des familles.
Fallait-il se saisir de l’affaire du « burkini » pour montrer du doigts une communauté, dont la majorité cherche à vivre dans l’anonymat ? Le Conseil d’État a tranché en annulant ces arrêtés anti-« burkini » au motif qu’ils portaient « une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle. »

Après les drames vécus par les familles qui ont payé de leur chair et de leur sang la folie meurtrière de ces fous exaltés, les mobilisations sociales contre la loi travail et toutes les réformes antisociales, ce rappel à l’ordre aurait dû conduire nos responsables politiques à s’emparer des problèmes sociaux des français pour leur offrir une vision d’espoir.

Mais où sont passés ces hommes engagés pour construire le bien commun dans l’intérêt général ? Les français ont besoin d’espoir dans ce contexte de crise économique et sociale, d’espoir lorsqu’ils accompagnent leurs enfants en cette période de rentrée scolaire qui s’annonce pour la moins tumultueuse.

La CSF doit continuer à se mobiliser pour obliger les politiques à mettre les problèmes des familles au cœur du débat politique.

L’école reste très inégalitaire et semble s’installer dans une crise continue en raison des réformes multiples souvent contestées par la communauté éducative notamment la disparition de certaines classes bilingues, l’instauration d’un accompagnement personnalisé pour les élèves, la mise en place d’enseignements pratiques interdisciplinaires et la suppression des options latin et grec… 

Ce qui est certain, les familles s’interrogent sur comment en finir avec l’échec scolaire et comment permettre à leurs enfants de réussir ? Pour La CSF, si les reformes sont indispensables, les enseignants doivent être accompagnés par la formation, importante pour une meilleure appropriation de leur responsabilité.

La CSF fidèle à ses valeurs, forte de son ancrage territorial, de son attachement à l’engagement humain est un repère pour les familles à condition qu’elle affiche ses projets, ses valeurs de partage et de tolérance. Elle constitue un outil qui peut aider à conjurer le repli identitaire. Nous rentrons dans une période électorale. Même s’il est difficile de se projeter dans l’avenir tant les recompositions politiques jettent le trouble, des clivages contribuant à éloigner de plus en plus les citoyens de leurs gouvernants, nous devons mobiliser les familles car il faut s’emparer de ces affaires et obliger les politiques à mettre les problèmes des familles au cœur du débat politique.

Aminata Koné
Secrétaire Générale