Coût de la scolarité 2014

Coût de la scolarité 2014

 

COUT SCOLARITE 2014 2+ 1,35 %, , c’est l’augmentation globale des budgets moyens par classe à la rentrée 2014 par rapport à la rentrée 2013, avec des variations différentes selon les niveaux(détails p.8). Le poste fournitures scolaires, selon nos références relevées et analysées, révèle toutefois une baisse de 0,27 % en moyenne.Les manuels scolaires connaissent de leur côté une hausse moyenne de 2,06 %. Le coût de l’équipement sportif, augmente significativement de plus de 17 % pour le lycée. Les dépenses liées aux assurances et coopératives scolaires sont, elles, en progression de 12 % par rapport à l’an dernier. l’augmentation globale des budgets moyens par classe à la rentrée 2014 par rapport à la rentrée

2013, avec des variations différentes selon les niveaux(détails p.8). Le poste fournitures scolaires, selon nos références relevées et analysées, révèle toutefois une baisse de 0,27 % en moyenne.Les manuels scolaires connaissent de leur côté une hausse moyenne

Toujours est-il que la rentrée pèse toujours aussi lourdement dans le budget de septembre. Plus les enfants progressent dans leurs études, plus le coût induit par la scolarité contraint le budget familial. Ainsi, pour une famille de 3 enfants âgés de 15 à 20 ans en lycée et en études supérieures, les revenus sont insuffisants pour couvrir les frais engendrés par la rentrée qui dépassent 110 % du budget (voir Famille D p.14).Une liste peut contenir 86 articles ! Mais, des enseignants anticipent les dépenses de l’année tandis que d’autres prévoient le minimum. Cette année encore, on relève des demandes étonnantes telles qu’un rouleau de papier absorbant en 3 ème , 3 workbooks, 1 raquette de badminton, des lingettes en maternelle…

Depuis le 1 er janvier 2014, la TVA est passée de 19,6 % à 20 %.

Heureusement, les familles peuvent compter sur des aides diverses dont l’ARS. Depuis cette année, une simple déclaration sur l’honneur suffit pour qu’elle soit versée pour les plus de 16 ans avant la rentrée scolaire. Un vrai soulagement pour les familles ! Pour autant, La CSF rappelle que la modulation de l’ARS oscille seulement de 33,27 € entre un enfant en primaire et un lycéen. De plus, elle ne couvre pas l’ensemble des dépenses au cours de l’année (chapitre p.36) ni la totalité des frais engagés à la rentrée en lycée professionnel notamment (814 € en 2de bac pro industriel). Plus grave, les + de 18 ans ne touchent plus l’allocation !

Cette année, les bourses ont été faiblement revalorisées pour le collège (1,2 %) et pas du tout pour le lycée. Un effort supplémentaire a certes été fait pour les étudiants issus des classes moyennes qui bénéficieront d’une aide de 1000 € par an. 1000 bourses supplémentaires de 5 500 € seront allouées aux étudiants à faibles revenus. Cela reste toutefois insuffisant au regard de l’augmentation moyenne de 2 % du coût de la vie étudiante (selon l’UNEF).

Au delà de l’octroi des bourses, La CSF revendique la création d’un Revenu d’Autonomie du Jeune (RAJ) p.60. En effet, près de 30 % des étudiants se voient contraints de travailler à temps plein pour subvenir à leurs besoins. Il est urgent de donner aux jeunes en études, en formation ou en attente d’emploi, les moyens de subvenir à leurs besoins en toute indépendance financière.

A noter que les collectivités territoriales octroient des aides, selon leurs propres critères et à des niveaux très variables (p 66-68).

couv_coutRéformes des rythmes scolaires : une application à géométrie variable

Concernant la gratuité, si elle est effective dans nombreuses communes, il faut parfois la nuancer. A Villeurbanne, les activités périscolaires après les TAP deviennent payantes à la rentrée. D’autres villes ont fait le choix d’allonger le service périscolaire payant existant en augmentant le forfait mensuel comme à Bois Colombe (p.30) ou de prendre en charge une partie du coût comme à Fortschwihr. Cantine ou TAP, pour la CSF, tous les enfants doivent avoir accès. Les parents d’élèves ont d’ailleurs un rôle à jouer pour dénoncer si pas le cas !

Une controverse semble naître de la fatigue des enfants. 
Il faut être prudent lorsque l’on tente d’en identifier les causes. Le rythme de vie de l’enfant est à prendre en compte dans sa globalité (sphère privée, activités extérieures, périscolaire, etc.). Pour autant, la nature des activités ne doit pas exiger plus de concentration ou générer plus d’excitation. Dans cette optique, tenir compte des capacités et des rythmes différents selon la maternelle ou l’élémentaire est une nécessité.

Le choix du mercredi ou du samedi matin pour la classe constitue aussi un point de crispation. Les tensions semblent courantes entre acteurs de la communauté éducative. Or, la recherche de coopération et la cohérence entre tous les temps éducatifs est facteur de réussite. Au contraire, la volonté d’offrir un large éventail d’activités sans lien avec le projet éducatif de l’école ou de la commune est contreproductive. C’est bien la place de l’enfant, dans la société, qui est un enjeu dans cette réforme. Il est donc nécessaire qu’il soit plus associé, notamment dans l’évaluation de ces temps.

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